J'ai
[ e n f i n ] lu:
Journal d'Hirondelle, d'Amélie Nothmomb
" [...] J'arrive au terme du cahier, du crayon et de mes dérangements digestifs.
Chacun aura tué l'autre avec l'arme qui lui était particulière.
Aimer une morte, c'est un peu facile, disent certains. Aimer celle que l'on a tuée, c'est pire : le romantisme n'a pas produit d'idée plus tarte à la crème. Pourquoi ai-je alors l'impression de ne pas mériter ces calomnies ? J'ai bel et bien la certitude de vivre avec Hirondelle. Un bizarre concours de circonstances a voulu que je la rencontre après l'avoir assassinée. Normalement, les choses ne se déroulent pas dans cet ordre-là.
C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou.
Avec Hirondelle, l'histoire avait mal commencé, mais elle se termine au mieux puisqu'elle ne finit pas. Je meurs de l'avoir mangée, elle me tue dans mon ventre, en douceur, d'un mal aussi efficace que discret. Je trépasse main dans sa main puisque j'écris : l'écriture est le lieu où je suis tombé amoureux d'elle. Ce texte s'arrêtera au moment exact de ma mort."
[ M ° n - a v i s ]
Malgrés un début que je trouvais plus ou moins vide d'intéret ...
Mise à par son merveilleux style et des phrases déléctables, a rendre jalouse une tablette de chocolat ...
La fin a été pour moi une secousse cataclysmique!
Tu croits c'est pour ça jsuis namoureuse ?